Page : Qui sommes-nous ?
UN CENTRE DE SOINS, POURQUOI ?
Chaque année, en Suisse, des milliers d’oiseaux sauvages sont découverts blessés ou malades. La destruction des biotopes et l’emploi abusif de pesticides contaminant les chaînes alimentaires provoquent un grave déséquilibre dans notre écosystème. De ce fait, sauver les oiseaux figurant sur la liste rouge, contribue à éviter leur déclin. En effet, un adulte sain pour la reproduction, relâché dans la nature, peut avoir une incidence énorme sur sa descendance.
HISTORIQUE ET BUTS DU CENTRE ORNITHOLOGIQUE DE READAPATION
Le COR a été créé le 1er juin 1975 à l’initiative de Patrick Jacot et de quelques passionnés (biologistes, vétérinaires, ornithologues) sensibles aux problèmes de l’avifaune.
Le C.O.R., station officielle de soins pour le canton de Genève, se situe sur la commune de Genthod, sur un terrain de 4000m2 mis à disposition par l’état de Genève. Il se constitue d’une infirmerie, d’une salle de haute quarantaine, d’une animalerie et de trente volières de différentes dimensions.
Divers biotopes ont été reconstitués, condition primordiale pour la réadaptation des espèces à la vie sauvage. Durant la période de convalescence, les oiseaux ont besoin de la plus grande tranquillité et pour éviter au maximum l’imprégnation de l’homme, le centre n’est pas visitable par le public.
Fonctionnement du C.O.R. : Le fonctionnement est assuré par une équipe de deux vétérinaires, de biologistes, d’ornithologues et d’amateurs avertis. Nous tenons à préciser que chacun participe bénévolement et à coté de ses activités professionnelles aux engagements du Centre.
LE COR SE COMPOSE DE DEUX SERVICES A VOTRE DISPOSITON
Service d’intervention : En étroite collaboration avec les services officiels (police du lac, pompiers, gendarmerie, etc…), il intervient pour le sauvetage d’oiseaux en difficulté, blessés, malades ou victimes d’une catastrophe naturelle ou accidentelle.
Service de protection : Il a pour tâche d’informer, de soutenir et de prévenir, en s’occupant des problèmes de la faune aviaire liés aux atteintes de l’homme sur l’environnement, telles que la destruction des milieux et des sites de nidification, l’architecture inadaptée, la pollution, etc…
Mission ornithologique
L’expérience aidant, les activités du COR se sont diversifiées depuis 1975. Entre autres tâches, la mise en place d’études et de mesures de protection pour la sauvegarde de certaines espèces protégées et prioritaires, telles les hirondelles de fenêtre et rustique, le martinet noir – classé oiseau de l’année 2005 par l’ASPO (Association suisse pour la protection des oiseaux). Sans oublier, évidemment, le sauvetage d’oiseaux blessés, malades ou tombés du nid. Certains oiseaux restés partiellement handicapés, sont utilisés comme « oiseau professeur » pour contribuer à la réadaptation des oisillons de la même espèce.
Rôle socio-économique
L’engagement de chômeurs fait partie d’une philosophie que le COR entend conserver. En accord avec les Autorités genevoises et vaudoises, 500 stages ont été proposés aux sans-emploi, leur offrant d’effectuer une activité intéressante et valorisante. Nombre d’entre eux ont retrouvé dignité, motivation, confiance et fierté, ainsi que de nouveaux débouchés professionnels. Grâce à ces occupations, certains d’entre eux ont retrouvé un emploi ce dont le COR n’est pas peu fier.
Aspect socio-éducatif – 12.000 élèves genevois et vaudois sensibilisés
Sur demande, le COR organise des visites de sites ornithologiques à l’intention des élèves, afin de les sensibiliser à la protection et à la survie de certaines espèces. Environ 800 élèves en bénéficient chaque année. Le COR organise des conférences et des expositions pour sensibiliser le grand public à la protection de la faune aviaire. Sans oublier les projections de vidéos suivies de discussions passionnantes pour les résidents d’EMS et de gériatrie.
Mise en place de trois « plans catastrophes »
Des protocoles d’action d’urgence sont mis en place lors d’événements exceptionnels, menaçant gravement la population aviaire, tels que :
Le plan « Cormoran » appliqué en cas de pollution par hydrocarbures
Le plan « Harfang » appliqué en cas de conditions hivernales extrêmes
Le plan « Pétrels » appliqué en cas de catastrophes climatiques comme lors de la tempête « Lothard »
Fonctionnement du COR
Le COR subsiste grâce à des dons privés, de collectivités publiques et de fondations. Le suivi du travail est exécuté par des bénévoles spécialistes et non-spécialistes animés par leur passion, sous l’égide d’un Comité directeur et d’un Comité.
Projets
Développer le service d’interventions
Développer le service d’études et de protection
Améliorer les soins vétérinaires par la pose de diagnostics plus précis et plus pointus
Elargir la palette des soins grâce à l’homéopathie
Etudier l’impact sur l’utilisation de pesticides dans l’agriculture intensive
Etudier la répartition géographique des maladies susceptibles de devenir transmissibles, comme la salmonelle
Développer les études sur les endo- et hectoparasites
Besoins du COR
Construire un système d’égouts adéquat
Rénover certaines volières et réaménager les biotopes.
Projet d’une nouvelle infirmerie rapaces
Projet d’un bâtiment principal destiné à l’accueil, la nursery et la mise en quarantaine
Obtention auprès du Condeil d’Etat genevois d’un droit de superficie de 30 ans
Disposer du financement nécessaire à l’engagement d’une personne à plein temps chargée d’encadrer les bénévoles et les personnes en stage.
2006 Protection contre la propagation du virus H5N1
La mise en place des mesures de quarantaine pour lutter contre le H5N1 a été effectuée en 2006. Cela a nécessité l’aménagement d’un container constitué de cages, de tables de soin et d’autres objets divers. Il a également fallu acquérir les équipements pour le personnel (des tenues Tyvek, des gants, des masques ainsi que des produits désinfectants – tout ceci en grande quantité). Tout est mis en œuvre pour éviter la prolifération de bactéries et la non contamination du H5N1.
2007 Mise à disposition d’une annexe au COR
Un grand passionné et fin connaisseur de la gent ailée à mis disposition du COR des volières idéales pour la réadaptation au vol (environ 40 mètres de longueur). Elles bénéficient de zones aquatiques et de plantations conformes au biotope fréquenté par les rapaces diurnes, nocturnes et d’autres espèces. Cette annexe a été agréée par l’Office vétérinaire cantonal.
Le Département de l’instruction publique du canton de Genève a délivré l’autorisation d’engager du personnel en formation professionnelle initiale. Le COR a embauché deux personnes en formation de gardien d’animaux faune sauvage (CFC).